L'Ordure

Il y avais un homme au regard anthracite
A l'allure galante et a l'âme torturée
Qui d'un regard furieux, un accord tacite
Envoya au bucher, trois innocents condamnés

A la porte d'un cachot, d'une jaule sans fond
Gisait cet homme juste dont on taisait le nom.
Mais accablé par la foule enivrée de colère
Il eut un procès modeste, sans doute ni lumière.

Lorsque avant d'être tué on lui a demandé
Quelle ultime volonté, on pouvait lui accorder
Il répondit d'un ton sans amertume mais odieux

"Que l'ordure, le salaud qui m'a hier condamné
Soit de mon exécution le témoin privilégié"
La lame tomba, son sang souilla la veste de l'affreux
L'Ordure

# Posté le lundi 20 avril 2009 18:29

Les Velours Abimés

Les Velours Abimés


Je rêve de sofas aux velours abimés
D'un lieu de perdition, ou les odeurs de thé,
La fumée de l'opium et les arômes d'Orient
Seront les ultimes perceptions d'un être délirant.

Les notes du cithare détonent de leur clarté
La ou les visages ivres de rides restent figés.
Les cigares enveloppent d'un voile de coton
Ce navire d'éther, voguant vers la perfide Albion.

Les sages, les nobles seront ici destitués;
Et notre voyage, improbable autodafé,
A défaut d'être réel, sera la leur procès.

Une douce fièvre m'emplis au matin
Preuve de mon périple lointain.
Je reste prostré, ma névrose entre mes mains.



# Posté le vendredi 06 mars 2009 16:26

Modifié le vendredi 06 mars 2009 20:36

French Student Psycho

Bret Easton Ellis' American Psycho Style

French Student Psycho

Du sang Rue Nationale

A 2h, la descente de la Rue Nationale est aussi douce que ma montée d'adrénaline.
La boulevard est désert, plus de lourdauds ruminants, de morues sentant la marée ou encore de fluo kids survitaminés dansant comme des épileptiques sur des B.O de jeu Gameboy : désespérant. Je n'ai rien contre les danses épileptique, mais je trouve qu'on ne peut égaler Ian Curtis dans ce domaine la. Quoi ? Ian Curtis aurait t'il inventer la teck... J'arrête de parler tout haut, en me rendant compte que le martini, la cocaïne et le lexomil (pour ammortir la descende) me font dire n'importe quoi. Des associations d'idées que je pourrais regretter.
Non il n'y a rien cette nuit, ici, qui ne peut me contrarier. Sauf cette pensée stupide qui me mine. Je fais semblant de passer, je refoule.
Je bat le pavé avec allégresse, pour une fois, et cela me surprend moi-même, les fêtes de fin d'année me rendent joyeux. Tout ce bonheur a souiller, met mon imagination dans un état de transe proche de l'extase. Le bonheur n'est utile que quand il peut être ruiner.
Les néons de couleurs vives mettent en lumières les trottoirs luisants pour leur donner des teintes que l'on ne perçoit habituellement que sous les effets de l'acide.
Ian Curtis me hante toujours, comme ais-je pu salir ainsi sa mémoire.

Je décide de ma calmer en allumant une cigarette. Je saisi dans la poche intérieur de ma veste en velours, doublure violette moirée en simili soie , mon paquet de Marlboro Gold Original, étonnamment léger. Il s'agit de réplique des vrais Gold, mi-forte, le paquet est un exemple d'élégance. Blanc cassé avec un léger motif en relief, un triangle doré ornant le recto et le verso du paquet. Je m'apprête a allumer une de ces cigarettes avec mon Zippo. Un sentiment d'horreur me saisit. Il est vide.
Sans doute pillé lors de ma soirée passé a l'Alexandra a boire des double-Martini.
Je déteste ces fumeurs sans tabac, ils me le payeront. Mais ils sont trop loin, ou trop saoul pour comprendre le châtiment que je leur réserve.

Il faut évacuer cette colère, cette féroce envie de meurtre qui m'emplis. Cet alors que, m'apprêtant a pulvériser quelques vieux cartons dans une rue annexe je l'aperçoit. Au milieu du trottoir, souillant ce lieu si magique se soir. Elle est la et las. Grosse, empotée, tuméfié, puant la crasse et l'abandon. Cette espèce de pute qui me gâche la vue et me donne la gerbe. Elle survit, elle a du faire chier tout les passant qui on du l'enjamber avec hypocrisie. Un déchet qui me mérite pas de vivre, voila ce qu'elle est. Il faut lui faire comprendre. Je m'approche.
"Tu vas bien ? Comment tu t'appelles? Tu as besoin d'aide ?"
Elle me répond pas, roule sur elle-même sans aucune dignité, pour se protéger du vent qui se fait plus violent, mettant mes cheveux bouclés devant mes yeux.
D'un geste, je balaye cette mèche gênante, pour mieux regarder ma victime.
Elle suinte la terreur. C'est trop pour moi. Je sors un couteau papillon de la poche arrière de mon jean. Et j'entaille sa peau, laissant apparaître sa chair rouge et répugnante. Ce qui, dans le noir semble être du sang coule sur le trottoir, un serpente tel un ruisseau vers le caniveau, seul lieu digne cette infâme liquide. Je commence ensuite a brûler la plaie a l'aide de mon Zippo, elle est déjà inconsciente malheureusement, et ne ressens plus rien. Mais elle bouge encore, sans doute pétrifié dans son rêve. Mais je ne suis lui offrirait pas une mort calme et douce. Elle pue encore plus, elle se vide doucement sur le trottoir. Mes coups de couteaux au niveau de ce qui doit être sa tête la défigure définitivement. Il n'y a pas assez de "sang" (si tant est qu'on puisse appeler cela comme par ce mot, presque noble a mes yeux) sur le pavé. Il faut que demain, au réveil, la ville la déteste pour avoir souillé ce lieu de frénésie festive. J'appuie donc avec mon pied sur la plaid, pour la vider de son sang. Il jaillit comme un geyser lorsque j'appuie dessus. Je l'achève et la jetant sur la vitrine des Galeries Lafayette.
Avec son jus, j'écris ceci sur la vitrine " Mort aux tomates errantes !!!"
French Student Psycho

# Posté le samedi 20 décembre 2008 23:15

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 18:15

Ecriture automatique et délires FACultatifs

[En cours de recopiage]




Faculté des Tanneurs - Vendredi XII - 15h06
Ecriture automatique et délires FACultatifs

# Posté le samedi 14 février 2009 13:05

Des dangers de la lecture de Libération...

Des dangers de la lecture de Libération...
Lundi 9 Février :

Brume, Wagon a Bobo, Boneheads et Libération


Arrivée a Tours dans une épaisse masse brumeuse. J'ai la même dans le c½ur. Cette brume épaisse et chaude qui transforme mon ventricule droit en sauna, le gauche en spa. Mon sang fait de lourdes bulles qui ne chatouille que mon égo. Ce soir, je jetterais encore de l'eau fraiche sur les pierres de lave chaudes, une vapeur suffocante s'en échappera, je tomberais a la renverse, étourdi par la volupté du châtiment que j'impose. Aussi douce que le coton mais acre comme le souffre.
La bruine matinale sur la parvis de gare colle a mes cheveux, je passe ma mains dedans et range une mèche derrière mon oreille, je me donne un air net, n'ayant pas dormi cette nuit, un rien fera l'affaire.

Plus tôt dans le train, les voyageurs et la SNCF avait, me semble t'il, décidé de concert de me faire chier.

Moi : Pourquoi ne pas mettre plus de wagons le Lundi matin, cela éviterait au gens de rester debout dans l'allée ?
Le Contrôleur : Consigne de la direction, rentabiliser l'espace de transport


En gros, bourrer le train. Pauvre contrôleur que j'ai failli engueuler, il y est pour rien lui. C'était la ligne "je suis pas si méchant regardez"

En descendant, je prend Libération pour faire encore plus bobo, je cherche Technikart ou Park, mais les divines revues ne sont toujours pas sortis !

A la sortie, trois boneheads en sweat LoNSDAle me regarde d'un oeil torve. Je comprend derechef que ma dégaine, mes lectures que j'affiche sans honte me donne l'allure du mal, de l'ennemi ultime du nationale-socialiste ! Que c'est bon de se sentir subversif !
Je m'adosse le long d'un des palmiers devant la gare, face a eux. Je déplie le journal dans un mouvement lent et fluide. Je les regarde... Merde ils m'ont vus ! Avec la même lenteur suisse qui me caractérise dans ces moments de provocations gratuite, je tends le point gauche en l'air tout en relevant la tête. J'avoue, j'ai espéré une demi-seconde qu'il n'ai rien vu !

J'hésite a chanter L'Internationale ! Mais je renonce car :
1- Je ne connais que la première phrase
2- Les skins mesurent 5m de haut a eux trois...
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# Posté le vendredi 13 février 2009 18:39

Modifié le vendredi 13 février 2009 19:10